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Processus Cicatriciel

Définition

Les cicatrices sont la résultante d’un « désordre » imprévisible survenant au cours du processus de cicatrisation, qu’il s’agisse d’une cicatrice chirurgicale « propre » ou d’une cicatrice post-traumatique.

Différentes techniques permettent de réduire les cicatrices inflammatoires voire relancer un processus cicatriciel stagnant ; la lumière pulsée est un des traitements répondant à ce processus.

Lors d’une cicatrice post-chirurgicale, les fibres de collagène, les vaisseaux sanguins, les terminaisons nerveuses et les fibres musculaires, sont en partie détruits. Le corps déclenche alors une série de réactions :

  • phase d’inflammation,
  • phase de granulation,
  • phase de remodelage.

C’est un processus évoluant sur plusieurs mois, entre 6 et 36 mois en fonction des cas, pour juger de l’aspect définitif et stable d’une cicatrice.

La cicatrisation ne se fait pas de façon identique d’un individu à un autre car elle dépend particulièrement des facteurs nutritionnels (dénutrition), métaboliques, endocriniens et médicamenteux (prise prolongée de corticoïdes). L’âge est également un facteur important comme la couleur de la peau qui peut avoir un retentissement sur l’aspect de la cicatrice laquelle peut être chéloïde et apparaît ainsi avec une excroissance.

Objectif de l'étude

L’objectif de notre étude a été de vérifier l’impact du traitement par l’appareil à lumière pulsée W-O75, sur les cellules cibles et mesurer la diminution des effets indésirables liés au processus cicatriciel.

Fonctionnement de l’appareil W-O75

De par les caractéristiques du W-O75, il est possible de sélectionner une partie seulement du spectre de lumière émis par un tube flash au moment de l’éclair. Cela est obtenu en interposant un ou plusieurs filtres entre le tube et la cible (peau).

Une filtration optimale permet d’obtenir un spectre de lumière dont l’absorption sera sélectivement réalisée par la cible visée (le fibroblaste) : production de collagène, acide hyaluronique, élastine).

Le W-O75 possède un système de filtration adapté à l’indication clinique traitée.

De plus, des infra rouges proches, tels que ceux émis par le W-O75, sont aujourd’hui déjà cliniquement utilisés dans de nombreuses applications visant à améliorer la qualité de la peau, notamment par la stimulation de la synthèse de collagène endogène. En effet, l’infra-rouge a pour effet de faire augmenter la température de l’eau tissulaire, en profondeur. C’est l’effet de cette application.

Enfin, le W-O75 a une durée de flash déterminée par rapport à la cible traitée (les fibroblastes), et en corrélation avec la parfaite homogénéité de l’intensité lumineuse du flash émis

Contexte

La lumière pulsée est utilisée depuis 20 ans, seule ou en complément d’autres techniques ou médication, pour traiter les affections bénignes ou désordres pigmentaires suivants : hirsutisme et pilosité, rides, processus cicatriciel, taches pigmentaires...

La lumière produite par les appareils à lumière pulsée est absorbée par la mélanine (pilosité) ou par l’hémoglobine (rides, processus cicatriciel,…). L’énergie lumineuse est ensuite convertie en énergie thermique qui, selon la température atteinte peut :

  • soit stimuler la génération de collagène (traitement des rides, processus cicatriciels et désordres pigmentaires)
  • soit, à des températures supérieures, provoquer une coagulation de protéines (traitement de la pilosité par exemple).

Avec le E-One puis le E-O75, E-Swin a utilisé la lumière pulsée pour traiter l’hirsutisme et la pilosité en général. La base E-O75 a été utilisée pour créer le W-O75 en modifiant l’IHM (Interface Homme Machine).

Etude

L’essai a été réalisé avec le W-O75, avec des paramètres identiques à ceux des appareils fabriqués en série à ce jour par E-Swin : principe de fonctionnement, réglages, caractéristiques optiques, électroniques et mécaniques identiques. Il s’agit donc d’un dispositif médical totalement équivalent à celui commercialisé actuellement.

E-Swin a délibérément choisi de réaliser son étude clinique in vitro (culture cellulaire) pour mesurer la performance du W-O75 afin que les résultats de cette étude ne soient pas critiquables. En effet, habituellement, les études publiées sont réalisées sur des individus et la performance est montrée par des photos avant/après. Cette méthode est cependant discutable car les photos peuvent être retouchées après coup ou alors, la prise des photos effectuée dans des conditions différentes : de vue, lumière, etc.

Voici le résumé de l’étude clinique du W-O75

Le seul moyen pour mesurer de façon indiscutable la performance du W-O75 a été de mesurer in vitro l’évolution des 3 paramètres suivants, à savoir :

  • le collagène I,
  • l’élastine
  • les glycosaminoglycanes

Plusieurs configurations de flash ont été testées, et il a été constaté qu’une se détachait davantage que les autres sur l’augmentation de la production de collagène I, d’élastine et des glycosaminoglycanes. Nous avons choisi cette configuration pour le W-O75.

Un seul patient a été choisi, une patiente en l’occurrence, pour les prélèvements cellulaires car tous les fibroblastes de fond de rides sont identiques, quelles que soient les personnes. En conséquence, il n’était pas nécessaire de sélectionner différentes personnes et donc d’avoir différentes origines pour des fibroblastes de fond de rides pour le test.

Les fibroblastes de fond de rides sont présents chez tout le monde et à partir de l’âge adulte. Cependant, les fibroblastes de fond de rides sont en quantité beaucoup plus importante chez les personnes âgées. Le choix s’est porté sur une personne de 64 ans qui est, au final, la tranche d’âge la plus favorable pour un prélèvement riche en ce type de cellules.

Ce dispositif fait l’objet d’une formation préalable de la part des professionnels. Cette formation est composée d’une part, d’une formation sur les principes de la lumière pulsée et de son action sur les cibles, et, d’autre part, d’une formation relative aux modalités d’utilisation de l’appareil.

Innocuité

L’innocuité du traitement a été vérifiée pour les peaux de phototypes I à IV.

Nous rappelons les caractéristiques de l’énergie mise en œuvre avec le W-O75, comparativement à un dispositif médical certifié, et déjà commercialisé depuis plus d’1 an, pour le traitement de l’hirsutisme (E-O75). L’énergie lumineuse est répartie tout au long de la durée du flash avec le W-O75. Ainsi, avec une fluence plus haute que l’E-O75, la puissance lumineuse instantanée délivrée sur la peau, sur l’ensemble du flash, est en fait presque 4 fois plus faible que celle utilisée dans le cadre de la dépilation avec l’E-O75.

L’essai mené avec le W-O75 (identique à celui qui est commercialisé), démontre aussi le bienfait des flashes sur plusieurs types de cellules :

  • Les cellules en souffrance, altérées en chirurgie (processus cicatriciel), ainsi que sur des cellules en vieillissement
  • Egalement, les cellules saines restent viables ; elles ne sont pas dégradées par le flash.

Cet essai a permis, outre le fait d’objectiver la durée de pulse optimale, de vérifier l’innocuité de l’utilisation à puissance maximale.

Enfin, les risques d’échauffement, voire de brûlure, ont été toutefois également pris en compte et évalués au cours de l’analyse de risques. Aucun risque inacceptable n’a été identifié, après application des moyens de maîtrise.

Résumé des résultats clé

Le test a permis de démontrer :

  • l’absence de cytotoxicité des flashes IPL pour les fibroblastes sains et de fond de ride,
  • l’augmentation (selon certains paramètres) de la production de collagène, d’élastine, et de glycosaminoglycanes, donc des cellules impliquées dans la cicatrisation.

La technologie du W-O75, par action sur les fibroblastes, augmente la sécrétion de ces 3 éléments. Comme ces 3 éléments interviennent dans les processus majeurs de la cicatrisation post-chirurgicale, l’augmentation de la sécrétion de ces 3 paramètres apportera de facto une amélioration sensible du processus cicatriciel.